Par Joslin Baba

En République Démocratique du Congo, la corruption a atteint son paroxysme. Elle est vue sous toutes ses formes, dans tous les milieux y compris dans les Universités, les écoles et dans les ministères et entreprises étatiques. Plusieurs néologismes sont nés au tour du mot corruption. A l’Université par exemple, la corruption est connue sous le nom de branchement, dans les entreprises étatiques c’est le crédit ou le transport, pire encore en 6ème des Humanités ça s’appelle suivie. Vous imaginez combien de fois que la corruption mine en RDC? Halte à cette pratique qui fait reculer le pays.

La corruption existe dans tous les secteurs de la vie au pays de Lumumba. Elle est devenue de surcroît, la principale source d’enrichissement des hommes en cravate. Ceux qui occupent des fonctions politiques et des postes de mandataires au sein des entreprises publiques. Elle a donc favorisé l’injustice sociale manifestée par des rémunérations colossales en faveur des politiques. Je dénonce.

Les députés et sénateurs qui devraient lutter contre la corruption se laissent corrompre eux-mêmes au lieu de sensibiliser de leurs électeurs sur ce fléau qui gangrène la société RD-congolaise. Les professeurs qui doivent enseigner la lutte contre la ce phénomène se contentent des 10$ ou 20$ des étudiants. Ainsi marche-t-on en RDC.

Cette situation inquiétante est devenue une routine qui révolte plusieurs congolais, surtout ceux qui travaillent dans les institutions étatiques. Lors de la célébration de la journée Internationale du Travail, le 1er mai 2019, le Coordonnateur de l’Intersyndicale Nationale des travailleurs de la RDC « a interpelé les autorités du pays face à cette injustice sociale dont est victime la majeure partie de la population congolaise ».

De son côté, Luzolo Babambi, conseiller spécial de l’ancien chef de l’Etat Joseph Kabila affirmait que la RDC « perdrait 15 milliards de dollars par an en raison de la corruption qui mine le pays ».

Le nouveau président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a dénoncé à l’occasion de la journée africaine de lutte contre la corruption, « la petite et la grande corruption » et promis la fin du règne des « intouchables corrupteurs et corrompus » ainsi que quelques mesures.

La corruption implique aussi bien les « fonctionnaires subalternes » que les « membres les plus hauts placés de l’État », a déclaré le président.

Si la justice élève une Nation, la corruption rabaisse un Etat. Il faut démanteler les réseaux qui saignent terriblement à blanc le Trésor public. Car, la corruption, la fraude, le vol et l’évasion fiscale coûtent des milliers de milliards de dollars par an au pays de Laurent-Désiré Kabila.