Par Joslin BABA et Ruben MAYONI

Au cours d’un café de presse organisé mardi 2 avril 2019, Greenpeace, une Organisation non Gouvernementale internationale spécialisée dans le domaine forestier, a dénoncé la mauvaise exploitation forestière industrielle en République Démocratique du Congo. Selon cette ONG, au total, 24 concessions nulles sans plan d’aménagement doivent être immédiatement restituées à l’État.

Serge Sabin Ngwato, chargé de campagne forêts à Greenpeace Africa/RDC, a expliqué que le code forestier de 2002 impose aux sociétés forestières industrielles d’élaborer des plans d’aménagement des concessions qui leur ont été accordées par l’État congolais.

« En Janvier 2019, 24 contrats de concession forestière industrielle avec une superficie 4,5 millions d’hectares sont nuls et non avenus, parce que leurs concessionnaires n’ont pas réussi à faire approuver leur plan d’aménagement dans les délais légaux. Ils n’ont pas du tout déposé un plan d’aménagement. Depuis l’expiration, en 2016 et 2017, des délais des contrats de concession signés en 2011 et 2012, seules neuf concessions semblent avoir été restituées à l’État. Dans le domaine privé de l’État, à compter du 1er janvier 2019, toutes les concessions sans plan de gestion ont été définies comme un jalon de l’accord de 2016 entre la RDC et l’Initiative pour la forêt de l’Afrique Centrale (CAFI), qui est la coalition des donateurs internationaux dirigée par la Norvège. Et, pire encore, CAFI n’a pas jusque-là restitué les 24 concessions », a-t-il dénoncé.

Greenpeace Afrique appelle le ministre de l’Environnement et Développement durable à prendre immédiatement un arrêté en ce sens, car l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI), un organe de donateurs dirigée et principalement financée par la Norvège et l’Agence française de développement se rendent complices de la violation de droit dans le secteur forestier et de l’exploitation illégale des forets en RDC.

Ainsi, Greenpeace recommande au Ministre de l’Environnement de signer immédiatement un Arrêté restituant les titres énumérés à l’État et d’engager des poursuites contre les entreprises, les fonctionnaires et autres autorités impliquées dans la violation de la loi.

A l’Initiative pour les forêts de l’Afrique centrale, de conditionner la poursuite de la collaboration avec le Ministère de l’Environnement de la RDC à la restitution immédiate à l’État congolais de toutes les concessions forestières sans plans d’aménagement ainsi que toutes les autres concessions illégales et de faire une déclaration publique à cet effet. Et d’abandonner les projets de financement du programme de gestion durable des forêts de l’Agence française de développement.

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