Par La Rédaction

La République Démocratique du Congo est un pays qui appartient à tous les congolais quelle que soit leur appartenance tribale ou régionale. Il n’appartient pas à un parti ou une plateforme politique qu’il soit FCC, CACH ou LAMUKA. Il est donc hors de question que les citoyens à qui appartient la R.D.Congo continuent à subir les caprices des partis ou plateformes politiques qui veulent créer le chaos pour leurs intérêts égoïstes et partisans.

Nous ne devons pas laisser les partis politiques prendre nos vies en otage et compromettre l’avenir de tout un pays parce que CACH et FCC ne s’entendent pas pour gérer les institutions au profit des citoyens congolais ou parce que LAMUKA tient à la vérité des urnes à tout prix. Aucun parti politique et quelle que soit la raison n’a pas le droit d’exposer nos vies à la violence ou à la mort gratuite sans notre consentement. Nous sommes le peuple et nous avons aussi un mot à dire sur le devenir du Congo.

L’usurpation des pouvoirs des autres institutions (Cour Constitutionnelle et Conseil d’État) par l’Assemblée Nationale et les propos désobligeants tenus par certains députés nationaux à l’endroit du Président de la République sont inacceptables.

La protestation des militants de l’UDPS à Kinshasa comme à Lubumbashi relativement à ce qui s’était passé à l’Assemblée Nationale qui pouvait être considérée comme une réaction démocratique s’est, malheureusement, accompagnée des violences à l’égard de certains de députés nationaux, des biens publics et privés, est à condamner avec fermeté. La violence doit être bannie de toute revendication démocratique.

La réaction des jeunes du FCC au comportement anti-démocratique des jeunes de l’UDPS a été aussi violente et indigne. La violence qu’ils ont utilisée a conduit aussi à des atteintes à la vie et aux biens d’autrui. Attitude à condamner avec fermeté aussi. Ils doivent savoir que la violence est le plus grand ennemi de la démocratie.

Il y a lieu de regretter ici le laisser faire des autorités administratives et de la police nationale qui ont laissé ces jeunes manifester sans avoir accompli toutes les formalités d’usage. Par contre, les mêmes autorités se montrent très rigoureuses et répressives quand il s’agit des manifestations des jeunes de la société civile et des mouvements citoyens qui sont toujours interdites alors qu’elles ont toujours été pacifiques. Injustice et discrimination que nous n’allons plus accepter au nom de l’égalité de tous les citoyens devant les lois de la République. Il n’y a pas de république de tout permis pour les FCC et CACH, et une autre république d’interdiction pour ceux qui ne sont ni FCC ni CACH. Les jeunes des partis politiques au pouvoir (CACH et FCC) n’ont pas de droits supérieurs à ceux reconnus à d’autres congolais.

Au-delà de ces violences gratuites des partis et plateformes politiques, le CACH et le FCC ont pris le pays en otage en prolongeant inutilement et pour des raisons égoïstes, les discussions sur la mise en place du Gouvernement qui doit s’occuper de répondre aux préoccupations du congolais moyen qui veut avoir la sécurité, du travail, à manger…..

Pendant que le pays brûle en Ituri, à Beni et l’insécurité devient incontrôlable à Lubumbashi, le CACH et le FCC s’amusent en mettant le pays dans l’immobilisme.

Trop, c’est Trop.

Le Congo n’appartient pas à ces groupes d’individus qui semblent privilégier leurs intérêts que ceux de la population. Que représente ces groupes de politiciens par rapport à 80 millions de congolais ?

Nous sommes majoritaires et nous devons refuser que la minorité confisque le pays pour le piller et le mettre en sang et en feu sous nos yeux. Nous ne devons pas l’accepter ni le permettre. Nous devons nous prendre en charge pour indiquer aux politiciens égoïstes, ce que nous voulons pour notre pays. Nous n’avons rien à faire avec leurs querelles politiciennes qui ont toujours ruiné ce pays depuis l’indépendance.

J’appelle les politiciens congolais à devenir sérieux et à saisir la portée de la responsabilité qu’ils ont vis-à-vis de 80 millions de congolais. Les politiciens doivent savoir que nous n’allons pas accepter encore la souffrance pour longtemps.

Tenons-nous prêts pour imposer la loi de la majorité à cette minorité égoïste et arrogante de politiciens dans le cas où ils ne s’entendent pas pour gérer le pays dans l’intérêt de tous.

Jean Claude Katende est le président de l’Asadho (Association africaine de défense des droits de l’homme).

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