Par La Rédaction

La majorité de congolais voulait une alternance effective (changement au niveau de toutes les institutions) au vu de ce que Joseph Kabila, ancien président de la RDC a fait de notre pays les 18 dernières années. « Le Congo était presqu’un bien personnel de Monsieur Kabila, de sa famille et de ses amis », dit Jean Claude Katende, président national de l’L’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO).

Selon cet activiste de droits de l’homme, les congolais voulaient autre chose. Ils voulaient tout sauf monsieur Joseph Kabila et son système. Et, Les congolaises et congolais sont morts pour ça. Il y en a qui ont fait la prison injustement pour avoir réclamé le départ de Monsieur Kabila et la fin de son système.

Les élections étaient la voie idéale pour atteindre cette alternance effective. Les congolais y croyaient et voulaient écrire une autre page de l’histoire du Congo grâce aux élections. Bonnes ou mauvaises, les élections ont eu lieu et les résultats satisfaisants ou pas, vrais ou faux sont connus de tous.

Sur notre chemin pour l’alternance, nous avons obtenu quelque chose. Grand ou petit, bon ou mauvais, acceptable ou inacceptable, mais c’est déjà quelque chose : la présence de Félix Tshisekedi à la tête du pays. Que nous l’aimions ou pas. Que nous le reconnaissions ou pas, c’est lui qui est là. C’est lui qui sera là pendant les 5 prochaines années.

Il est le Président du Congo. De ceux qui l’aiment et de ceux qui ne l’aiment pas. De ceux qui le reconnaissent et de ceux qui ne le reconnaissent pas.
Nous sommes appelés à avancer avec lui. Je sais que plusieurs personnes ne seront pas d’accord avec moi, mais la réalité est là devant nous. Et elle est têtue.

Mais, ma préoccupation est de savoir comment devons-nous avancer ?
Nous devons reconnaitre que nous pouvons mieux faire avec le Président Félix Tshisekedi qu’avec Monsieur Joseph KABILA qui était fermé aux cris de tous les congolais.

« Nous devons aussi nous réaliser que, quel que soit le scénario, Félix Tshisekedi ou Martin Fayulu, nous allions toujours nous accommoder avec la majorité parlementaire de Kabilistes soit par une coalition ou par une cohabitation. La présence de beaucoup de Kabiliste au parlement, c’est aussi de notre faute à tous (Opposition, confessions religieuses, société civile et citoyens). Nous avons été trop regardants vis-à-vis de l’élection présidentielle que des législatives nationales et provinciales« , dit Jean Claude Katende.

« Nous avions laissé la voie libre à Monsieur Kabila et à ses amis de tout faire pour garder un certain pouvoir. En fait, ils n’ont rien parce que le réel pouvoir appartient au peuple (parlementaires citoyens) que nous sommes. En 2015, malgré la majorité parlementaire de Kabila au parlement, le peuple (parlementaires citoyens) avait fait arrêter le vote d’une loi que nous connaissons tous. C’est ça, le réel pouvoir du peuple. Nous devons nous y préparer et procéder de la même façon chaque fois que le besoin sera fera sentir« , Ajoute le président de l’ASADHO.

Le réel pouvoir n’est pas au Parlement(Kabiliste) mais dans nos quartiers, communes et provinces. Les cas de l’Algérie et du Soudan nous montrent de quel côté se trouve le réel pouvoir, chez les parlementaires citoyens.

Nous devons aussi nous réaliser que la société avance quand il y a aussi des voix discordantes. Tout le monde n’est pas obligé d’émettre dans la même direction. Il y a aura des gens qui vont soutenir le Président Félix à 100%, d’autre à 80%, à 20 %, à 5 % et d’autres pas. Tout ceci doit être considéré comme une force et non comme une faiblesse. Tout le monde ne peut pas dire OUI, tout le monde ne peut pas dire NON. Les nations deviennent fortes grâce à la confrontation des idées.

Ceux qui soutiennent le Président Félix à 100% ne commettent aucun péché. Et ceux qui ne le soutiennent pas ne commettent pas aussi de péché. Les deux restent utiles pour que notre pays avance.

La force du Président Félix résidera dans sa capacité de faire jouer à chacun rôle en tant que citoyen ou groupe. Il ne doit exclure personne. Il doit être attentif aux cris des uns et des autres. Le Président de la République devra apporter plus d’attention vers ceux qui vont le critiquer de manière constructive que vers ceux qui l’applaudiront pour tout et pour rien. Il y en aura beaucoup certainement. Qui pouvait penser que les kabilistes accepteraient de composer avec l’UDPS un jour et vice versa.

Nous y sommes aujourd’hui. Quand j’entends quelques anciens membres de l’opposition faire des éloges à Monsieur Kabila, je me dis toujours qu’il ne faut jamais suivre un être humain aveuglement. Il faut toujours faire attention, car les hommes changent pour plusieurs raisons, bonnes ou mauvaises.
Nous devons tous lutter pour que cette composition soit profitable aux congolais. Pas aux individus comme cela a toujours été le cas dans notre pays.

« Nous devons garder les yeux ouverts. Attirer l’attention de tous sur ce qui sera bien et aussi sur ce qui sera mal, et cela sans complaisance. Cette petite victoire de l’alternance ne nous sera bénéfique que si nous restons éveillés pour surveiller faits et gestes de ceux qui sont au pouvoir« , interpelle-t-il.

Le peuple congolais a le pouvoir réel. Il demeure aussi le vrai gendarme du présent et de l’avenir du Congo. Personne ne doit l’oublier.

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