L’ancien ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba, candidat du FCC, la coalition de l’ancien président Joseph Kabila, est élu président du Sénat. Il l’emporte avec 65 voix contre 43 face à son adversaire Modeste Bahati Lukwebo. Interrogés à ce sujet par Blog du citoyen, certains kinois (habitants de Kinshasa Ndlr) sont déçus et estiment qu’il sera au service de son autorité morale et non de la nation.

Par Joslin BABA

Pour Dieu Manzo, enseignant, placé quelqu’un qui, son passé est médiocre, à la tête du sénat, est une façon de l’épargner contre les sanctions internationales qui pèsent sur lui.

« Au regard de son mandat comme ministre de la justice, il ne devrait pas être élu président. J’estime c’est un jeu politique du FCC pour chercher la destitution du président, Félix Antoine Tshisekedi. Je n’attends rien de ce nouveau président de la chambre haute parce qu’il n’est pas là pour l’intérêt de la Nation. Son rôle sera de modifier la constitution pour faire revenir Kabila à la tête du pays ».

César Malangi, étudiant en Pétrole et Gaz à l’Université Franco-Américain de Kinshasa estime que Tambwe Mwamba vient avec une mission de modifier la constitution. « Son arrivée à la tête du Sénat, avec Jeanine Mabunda à l’Assemblé nationale, favorisera modification de la constitution pour faire revenir son autorité morale au pouvoir. Ce duo choisi risquerait de tenir en échec le régime Tshisekedi », explique-t-il.

Comme dit un sociologue, en politique c’est les intérêts propres qui priment d’abord avant de penser à la population surtout en Afrique noire. Renchérit Glody Nsaki, étudiant de l’UNIKIN.

« Quant à moi, je n’attends rien du nouveau président. Car, nous tous savons comment il est devenu président du sénat et pour quelle finalité si ce n’est qu’au service de son autorité morale. Je ne peux que prophétiser quant à moi, il n’y aura rien de neuf », a lâché cet Glody Nsaki.

Diane Lusaku quand à elle, dit ne pas être satisfaite du résultat de l’élection de l’ancien ministre de la justice à la tête du sénat.

« Je suis déçu. C’est toujours les mêmes gens qui ont travaillé depuis l’époque de Mobutu, c’est les mêmes visages qui reviennent à la tête de nos institutions. Nous avons aussi besoin des nouvelles personnes, des jeunes », dit Diana.